Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du 2026

La mort lente d’un peuple.

    L’Haïtien, ce citoyen simple et ordinaire, est parfois devenu plus meurtrier que le bandit lui-même. Et c’est peut-être là que se trouve notre tragédie la plus profonde : lorsque la violence ne demeure plus entre les mains de quelques criminels, mais qu’elle finit par pénétrer les consciences, les comportements et les silences de tout un peuple. Le bandit tue avec une arme. Mais une société peut tuer par son indifférence, par son silence, par sa haine, par son mépris de la vie humaine. Le droit n’est plus de mise. La justice semble avoir déserté les rues. La conscience collective s’effrite. Nous avons commencé à nous habituer à l’inacceptable. Une mort devient une nouvelle parmi tant d’autres. Une injustice devient une banalité. Une souffrance devient le quotidien de quelqu’un d’autre. Et lorsque l’horreur devient ordinaire, c’est notre sensibilité qui meurt avant même que nos corps ne tombent. Notre human...